IFEC Institut Franco-Européen de Chiropraxie

Chiropraxie, ostéopathie : la différence 02

Chaque praticien, dans sa profession, développe une approche et un savoir-faire qui lui est propre.
Voici en quelques points exhaustifs leurs différences :


Chiropraxie

Les chiropracteurs effectuent 5 années d’études, basées sur des standards éducatifs internationaux qui permettent, selon la règlementation nationale, l’obtention du titre de Doctor of Chiropractic. Consulter un chiropracteur bien formé est un gage de qualité pour le patient.

Le chiropracteur prête une attention particulière à l’état de santé de la colonne vertébrale et à ses conséquences.

Le chiropracteur prend en charge des syndromes douloureux de la colonne vertébrale et de l’appareil locomoteur. Fréquentes, ces pathologies sont couteuses pour la collectivité et parfois très invalidantes. A ce titre et compte tenu de son efficacité, l’apport de la chiropraxie pour la société est fondamental.

Une recherche scientifique active permet une amélioration constante de la sécurité et de la qualité des soins chiropratiques.

De part sa formation et ses compétences, le chiropracteur a le droit de manipuler les cervicales sans certificat médical. Il peut également se servir de différents instruments pour effectuer des ajustements.

Les chiropracteurs ont les compétences requises pour traiter des jeunes enfants et nourrissons, mais les séances de chiropraxie ne se substituent pas aux visites chez le pédiatre.


Ostéopathie

Aujourd’hui, il existe plus de 20 000 ostéopathes à la formation très hétérogène. Le patient devra vérifier le contenu de la formation, le diplôme et le nombre d’années d’études de l’ostéopathe avant de consulter.

L’ostéopathie met l’accent sur le bon mouvement des tissus du corps et sur leur impact sur la circulation sanguine.

L’ostéopathe a pour objectif de rétablir l’harmonie mécanique du corps dans sa globalité, en s’appuyant sur l’anatomie, la physiologie et la biomécanique humaine.

Les ostéopathes ont besoin d’un certificat de non contre-indication délivré par un médecin pour toutes manipulations cervicales, et pour les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de 6 mois. Ils n’ont aucun droit d’utiliser des instruments permettant d’améliorer les soins.


Évaluations externes des deux disciplines

Extraits du rapport de l’Académie de médecine Rapport du 5 mars 2013 au nom d’un groupe de travail de la commission XV* portant sur les Thérapie Complémentaires:

Chiropraxie

« À la différence de l’ostéopathie, la chiropraxie n’est enseignée en France que dans un établissement privé, l’Institut Franco-Européen de Chiropractique (IFEC), sur deux sites : Ivry et Toulouse. La formation, ouverte aux bacheliers scientifiques (mise à niveau possible pour les autres), dure 6 années pour 5 500 heures de cours. »

« L’objectif affiché de la formation est de permettre la prise en charge (diagnostic, traitement, prévention) des troubles neuro-musculo-squelettiques (en particulier de la colonne vertébrale). Le programme des études est, à en juger par l’intitulé des matières, très proche de celui des deux premiers cycles des études médicales, et l’enseignement particulier de la chiropraxie semble limité aux techniques, sans questions conceptuelles affichées. »

Ostéopathie

« On dénombre actuellement 29 établissements privés agréés pour la formation en ostéopathie, ouverts aux titulaires du baccalauréat (50 à 80% des postulants ayant échoué aux épreuves d’admission aux études de médecine ou de kinésithérapie).

Les études, dont la durée minimale fixée par décret est d’au moins 3 ans (pour un minimum de 2 660 heures), est largement variable suivant les établissements (3 à 6 ans). »

« Le corps enseignant, quand il est possible d’en juger, est composé, exclusivement ou presque, d’ostéopathes non médecins lesquels, selon un rapport de l’IGAS datant de 2010, enseignent souvent dans l’établissement où ils ont été eux-mêmes formés. Selon le même rapport, ces écoles sont très hétérogènes (nombre d’élèves, moyens pédagogiques) et la qualité de l’enseignement qu’elles délivrent difficile à juger faute d’un référentiel de formation. En outre plusieurs, en 2010, avaient obtenu leur agrément par recours gracieux après un refus initial de la commission nationale d’agrément. »

Extrait du rapport INSERM U669 Évaluation de l’efficacité de la pratique de la chiropratique

« En France, le diplôme de « Chiropracteur » est délivré aux étudiants ayant suivi un cursus de 6 années à temps plein post bac (https://www.ifec.net/etudes.php ). Cela représente environ 5 500 heures, la rédaction et la soutenance d’un mémoire de fin d’étude ainsi qu’un assistanat auprès d’un chiropraticien. L’Institut Franco Européen de Chiropratique existe depuis 1984 et est reconnu par le conseil Européen de l’Education Chiropratique depuis 1996 ; il est localisé à Ivry/seine et Toulouse. Le titre de « Doctor of Chiropratic » des étudiants français leur permet d’exercer dans les pays où la chiropratique est officiellement reconnue (USA, Canada, Australie …) »

Extrait du rapport INSERM U669 Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie

« En France, la formation des ostéopathes est encadrée par des textes de loi, mais reste très hétérogène, fonction des nombreuses écoles qui l’enseignent, fonction également du cursusinitial des étudiants qui s’y forment (médecins ou non, kinésithérapeutes ou non). Les indications de l’ostéopathie sont elles aussi variables d’une école à l’autre. »

« La faible quantité de littérature scientifique concernant la discipline est assez significative. En effet, pour une mission comparable concernant la chiropratique (réalisée en 2011), avec la même méthodologie, les auteurs ont eu à analyser 212 essais cliniques pour 64 concernant l’ostéopathie. Avec les mêmes critères d’inclusion des articles dans la revue de littérature, les auteurs ont retenu 40 articles décrivant 32 essais évaluant la chiropratique et seulement 19 articles décrivant 17 essais évaluant l’ostéopathie. Cela démontre le retard pris par l’ostéopathie en matière de quantité d’évaluations. »